La Galice et arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle

« Je passe sous l’arcade qui mène à la cathédrale. Des randonneurs, bâtons en main, remontent à contresens les quelques marches qui me séparent encore de l’entrée de la place. Une jeune femme dans son t-shirt bleu, bras nus, joue de la Gaïta debout, une musique galicienne. Un couple main dans la main me précède, accompagné d’une petite fille qui sautille en descendant d’autres marches, se retournant de temps à autre. Les sons s’atténuent. Tout en moi devient silence. Enfin, le grand parvis s’ouvre devant moi. Je m’avance lentement. Les bâtiments se dressent et délimitent la place. Je m’approche davantage vers le centre de l’esplanade pour enfin admirer l’imposante cathédrale de Compostelle qui domine majestueusement la place de l’Obradoiro. Le soleil couchant embrase sa façade, la pierre semble respirer. Je m’arrête. Je suis arrivé.»